coordonnees

Une problématique...


Un constat

De nombreuses écoles diplômant ses élèves à Bac+5 se sont rendu compte qu'il existait une disparité sociale parmi les étudiants qui font des études longues. Il existe donc des critères « non officiels » qui empêchent certaines catégories sociales d'avoir accès à ces études. Ce phénomène est d'ailleurs encore plus marqué dans les institutions dites « Grandes Écoles » - écoles d'ingénieur et de commerce - qui ont alors décidé de réagir.


Des objectifs

Face à cette inégalité, l'École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales (ESSEC) s'est fixé en 2002 des objectifs pour y remédier :

Voir le site consacré



La naissance d'un programme

Pour atteindre les objectifs cités ci-dessus, un groupe de réflexion a battit un programme mettant en oeuvre un accompagnement de lycéens issus de milieux modestes, par des étudiants d'Écoles, afin d'accroître leurs chances de poursuivre des études supérieures ambitieuses. Sensibilisé à la même problématique, ce sont ces même objectifs que s'est fixé l'ECL en ayant mis en place à Lille et à Lens le programme « PourQuoi Pas Moi » (PQPM) depuis 2006.


REPARTITION DES CATEGORIES SOCIAUX-PROFESSIONNELLES
dans les écoles de commerce et d'ingénieur (notamment E.C. Lille) en 2006.

ECLille : ensemble des 3 promos (données AGAP 2007-2008 - profession du père pour 703 étudiants - pas les étrangers et quelques données manquantes)
Ecoles d'ingénieurs : rentrée 2002 (Rapport du sénat - p47)
Ecoles de commerce : rentrée 2002 (Rapport du sénat - p47)
France : données 2005 de l'INSEE (population de plus de 15 ans)




DE LA 6e AUX CPGE : ÉVOLUTION DES ORIGINES SOCIALES DES ÉLÈVES

Extrait du Rapport d'information n° 441 (2006-2007) de M. Yannick BODIN, fait au nom de la commission des affaires culturelles et de la mission d'information, déposé le 12 septembre 2007

Source : Colloque « Démocratie, classes préparatoires et grandes écoles », 2003.
http://www.senat.fr/rap/r06-441/r06-441_mono.html




... une action : PQPM


Les modules de travail

Le contenu pédagogique du programme vise à développer chez les lycéens des compétences et des comportements nouveaux : curiosité intellectuelle, aisance verbale, sens de l'argumentation, meilleure image de lui-même et plus grande confiance en soi, construction d'un projet personnel et professionnel... Ces aspects permettraient donc de casser les barrières, luttant contre des critères discriminants tels que : le manque d'information, l'aisance à l'orale et à l'écrit, un bagage culturel... ou encore contre une autocensure: une représentation faussée des grandes écoles, une orientation systématique vers des formations professionnalisantes, un manque d'ambition voir un sentiment d'illégitimité...


Le cadre un travail sur la continuité :

Deux tuteurs animent des séances hebdomadaires de 3 heure de la 2nd à la Tale à l'aide d'activités pédagogiques et ludiques. Ils travaillant avec un groupe d'une dizaine de tutorés sur les outils méthodologiques, les techniques d'expression, le travail en équipe, les codes sociaux ou encore l'acquisition d'une culture générale. C'est aussi grâce à ces séances qu'un suivi individuel peut être effectué.


Des sorties culturelles :

Ces sorties permettent d'acquérir un capital culture mais aussi de susciter la curiosité, développer l'esprit critique, ouvrir certaines horizons...


Des intervenants extérieurs :

Ces derniers sont spécialisés et de ce fait plus compétent dans certains domaines qui doivent être abordés à travers le programme. Ils interviennent donc de façon ponctuelle tout au long de l'année lors de séances, lors de conférences ou encore de « stages » sur plusieurs jours pendant les vacances.


Un contact avec l'entreprise :

Il est développé grâce à des visites en entreprises ou encore le « Shadowing » (un lycéen découvre un métier en suivant « comme son ombre » un professionnel durant une journée de travail). Cet aspect apparaît également lors des conférences métiers et en séance grâce aux discussions que peuvent avoir les lycéens avec les tuteurs ou encore aux liens qu'ils tissent avec ces derniers leur construisant déjà « un carnet d'adresse ».




Des étudiants de toute la France en action


L'association Partage : une stimulation ...

Un réseau d'étudiant travaille au quotidien pour l'égalité des chances grâce à l'association Partage. « Cette association a été créée en 2004 en partant d'un constat simple : le programme " Une Grande Ecole : Pourquoi pas moi ? " ne s'arrête ni à la fin de la terminale pour les lycéens, ni à la fin de l'année de tutorat pour les tuteurs. » (Extrait de la présentation de l'association) Ainsi l'objectif premier était de créé un parrainage entre les tuteurs qui souhaitaient continuer d'aider les lycéens qu'ils avaient suivi et ces derniers qui pouvaient ressentir le besoin d'un soutient pour la poursuite de leur études. Ainsi, ils pouvaient alors bénéficier de conseils, d'aide pour trouver des stages...

Créer ce réseau d'anciens tuteurs a lancé alors une dynamique nationale de partage des expériences. Les réunions entre tuteurs se sont transformées en rencontres nationales. Maintenant sont organisés des conférences, des journées d'échange et même des week-end d'échange comprenant des travaux sous forme d'ateliers thématiques. Cette mobilisation générale de tant d'étudiants venant de toutes les écoles en France permet de nous motiver à aller toujours plus loin dans notre action, améliorant grâce à l'expérience de chacun notre action au quotidien.

Pour plus d'informations, vous pouvez aussi consulter Le site officiel de Partage .



L'engagement de l'ECLille


Au cours de l'année scolaire 2005-2006, l'Administration de l'École Centrale de Lille a pris l'initiative de reprendre et d'adapter le programme « Pourquoi pas moi ? ».

Son lancement a fait ses preuves dans la région Val-d'Oisienne et l'essaimage vers d'autres Grandes Écoles est en cours. L'École Centrale de Lille s'est donc inscrit dans cette dynamique, souhaitant ainsi aider des lycéens ayant un potentiel scolaire mais issus de milieux sociaux défavorisés à s'ouvrir vers des filières dont ils se sentent exclus ou dont ils ignorent même l'existence.

C'est à la fin de l'année scolaire 2005-2006 que Solène Le Cam, alors élève en première année à l'École Centrale de Lille a vent des démarches de l'Ecole. Convaincue de l'utilité du programme et concernée par la problématique d'égalité des chances, puisque elle-même originaire de la région Cergy-Pontaine, Solène Le Cam décide, avec l'aide de quelques camarades de promotion de créer une association dont le but serait d'oeuvrer pour l'égalité des chances dans le milieu scolaire.

Cette association rassemblerait ainsi les étudiants-tuteurs du programme « Pourquoi pas moi ? » et d'autres étudiants bénévoles, prêts à donner de leur temps pour aider des élèves au parcours scolaire moins linéaire que le leur à réussir. Le terme « Impulsion » est tout de suite donné à l'association, pour la dynamique et l'évolution positive qu'il sous-entend.